CHIFFRAGE D’UN PROJET : ETAPE CLE A NE PAS NEGLIGER

Le chiffrage d’un projet est parmi les phases les plus délicates d’un projet parce que c’est la phase qui permet d’estimer ses charges avant son démarrage. Ce travail d’équilibriste nécessite beaucoup de rigueur pour obtenir un chiffrage assez précis et pertinent.

L’évaluation du coût d’un projet a lieu bien avant le lancement du projet et est étroitement liée à l’estimation des délais. Une fois que l’apporteur du projet a estimé le coût de la réalisation de son projet et que celui-ci est validé, il est primordial de définir le budget du projet. Bien estimer les coûts de son projet vous aide à le budgétiser correctement et à le piloter de la meilleure façon possible.

Pourquoi estimer le coût de son projet ?

Parmi les principales raisons de l’estimation du coût d’un projet est  de savoir si le projet va être rentable. Il s’agit principalement d’un moyen pour s’assurer que le budget alloué est satisfaisant pour l’exécution du projet.  Cette phase est très délicate car si le coût estimé est trop élevé, le projet peut être annulé.

Généralement, connaître les coûts de son projet améliore d’une grande partie les chances de sa réussite. Si un projet est mal chiffré dès le départ, cela peut générer des problèmes et avoir un impact sur le respect du budget et des délais initialement prévus.

Les différents coûts d’un projet :

Le coût prévisionnel d’un projet se divise en deux parties :

Les coûts directs

  • Les salaires des ressources humaines mobilisées en interne, en fonction des heures que vous avez prévu qu’elles travaillent sur le projet.
  • Le coût des ressources humaines externes, comme un consultant ou un sous-traitant.
  • Le coût d’achat et/ou de location de matériels, fournitures et matériaux spécifiques à la réalisation du projet (salles, ordinateurs, logiciels, matériaux de construction, outils…).
  • Les éventuels frais de déplacement.

Les coûts indirects

  • Les frais généraux (ou frais de fonctionnement) : il s’agit de tous les coûts du projet autres que les coûts de la main d’œuvre et des matériaux directs, c’est-à-dire les frais de logement, de chauffage, de communication, les services extérieurs, etc.
  • Les frais de gestion tels que les salaires des services transversaux de l’entreprise (administratif, marketing, finances, comptabilité, etc.).